Quand le soir précède le matin

Quand le soir précède le matin

Quand le soir précède le matin

 
Shalom Alekhem mon frère, ma sœur. 
 
Dieu, en créant le monde, a tout mis en ordre. Par exemple, il y’a toujours le matin avant le soir. Dans la vie, il y’a aussi un temps de naissance, un temps de croissance et un temps de déclin. Celui qui est au début de sa croissance, ne peut pas être à la fin de sa vie en même temps. De même celui qui vit sa gloire ne peut pas être au début de sa vie. Cela peut paraître compliqué à comprendre, mais pour être terre à terre suivons l’exemple de Joseph. Il est évident que s’il y’avait un épisode dans la vie de Joseph à choisir pour soi-même, tout le monde aimerait être Joseph, premier ministre en Egypte. N’est-ce pas ? Mais ce Joseph premier ministre est le même Joseph qui a affronté la haine, le rejet et l’adversité de ses propres frères. C’est le même Joseph qui a dû lutter farouchement et sans complexe contre la tentation de la chair. C’est aussi le même qui a affronté la prison injuste. Tous ces événements ont contribué à faire Joseph premier ministre. On ne peut pas inverser l’ordre dans son cas. Ce matin, Job nous présente un cas d’école. ”Je me revêtais de la justice et je lui servais de vêtement, J’avais ma droiture pour manteau et pour turban. J’étais l’œil de l’aveugle Et le pied du boiteux. J’étais le père des misérables, J’examinais la cause de l’inconnu”.  Job:29:14-16.
Job, homme apprécié de Dieu, n’est pas différent ici du Pharisien que le Christ nous présente dans Luc 18. ”Deux hommes montèrent au temple pour prier; l’un était pharisien, et l’autre publicain. Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-même: O Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont ravisseurs, injustes, adultères, ou même comme ce publicain; je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tous mes revenus. Le publicain, se tenant à distance, n’osait même pas lever les yeux au ciel; mais il se frappait la poitrine, en disant: O Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur. Je vous le dis, celui-ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l’autre. Car quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé”. Luc:18:10-14.
Mettre en avant ses efforts, ses mérites, ne peut que nous conduire à la condamnation comme le Pharisien. Le Job d’hier, ne parlerait jamais ainsi. Le Job en bonne relation avec le Seigneur, ne mettrait jamais au devant ses mérites et bienfaits pour les autres. Qu’est-ce qui a donc changé ? Quand la qualité de nos relations avec le Seigneur se dégrade, notre comportement le démontre immédiatement. Mon frère, ma sœur, notre comportement résonne plus haut et plus fort que notre voix et nos actes. Comme le roi Saül, la désobéissance nous enlève notre pouvoir, notre autorité. Une fois perdue, impossible de la récupérer. Alors agissons pour ne pas perdre notre onction. N’amenons pas le soir au matin de notre vie. Que celui qui a des oreilles, entende. Que la paix et la grâce de Dieu renouvellent chacun. Shalom-Shelam.
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