La dérive identitaire

La dérive identitaire

La dérive identitaire

 
Shalom Alekhem mon frère, ma sœur.
 
La chute d’un homme est comme une déchirure qui apparaît sur un vieux tissu, quand elle commence, elle ne s’arrête pas. Cette chute, nous le savons tous, est la conséquence inéluctable de la rupture de notre relation avec le Seigneur (Genèse 3:10). Les signes ne trompent pas. Nous lisons ce matin le cas de Job. ”L’oreille qui m’entendait me disait heureux, L’oeil qui me voyait me rendait témoignage; Car je sauvais le pauvre qui implorait du secours, Et l’orphelin qui manquait d’appui. La bénédiction du malheureux venait sur moi; Je remplissais de joie le cœur de la veuve”. Job:29:11-13
Il m’est apparu bon, de revenir sur les propos de Job dans sa posture actuelle. Job semble tout résumer à lui-même. Il était la source de la sagesse, car l’oreille qui l’entendait était heureuse. Job sauvait le pauvre. Il ne dépassait pas l’orphelin qui était dans la détresse. Le summum, est qu’il voyait en lui-même le distributeur des bénédictions aux malheureux et aux veuves. Bref, Job met ici en avant sa générosité. Mais, sommes- nous en droit de nous interroger sur la place que Job réserve à Dieu ici dans sa condition ? Si aujourd’hui, je suis capable d’aider l’autre dans sa détresse, en excluant Dieu de cette grâce, quel pouvoir ai-je ? Autrement, j’affiche une ingratitude inqualifiable, si je ne donne pas à Dieu toute SA gloire dans ma condition. Mais dans les faits, est-ce que nous ne sommes pas nombreux à agir comme Job dans sa condition actuelle ? Il est évident ici que Job, que l’Éternel a présenté à Satan (Job 1:8 et 2:3), est différent de Job actuel qui exclut Dieu de sa bénédiction et de ses œuvres. Notre main gauche, n’est-elle pas automatiquement informée de ce qui est fait par la droite (Matthieu 6:3-4)? Pire, n’exposons-nous pas sur la place publique la détresse de nos malheureux, veuves et orphelins, avant de les servir? Dans cette posture, quelle place laissons-nous à Dieu dans nos actes et nos œuvres ? Certes Jacques nous encourage à soutenir la veuve et l’orphelin (Jacques 1:27), mais dans la discrétion afin que Christ soit élevé et que nous, nous soyons diminués (Jean 3:30). C’est une question de maturité spirituelle qui dépend de notre état de santé mentale et spirituelle. Pour que le malade aille vers le médecin, il faut qu’il se rende compte qu’il est malade et en juge la nécessité d’aller vers la solution. De nos jours, nous sommes nombreux à être malades spirituellement parlant, mais nous ne sommes pas disposés à aller à la solution de l’acte posé par le Seigneur à la croix pour en être guéri (Exode 15.26, Marc 9, Luc 17, etc). Il s’agit là encore d’une question de choix personnel, libre et volontaire. Que décides-tu ? Que la paix et la grâce de Dieu renouvellent chacun et chacune.
Shalom-Shelam.
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