Et voilà notre problème.
Shalom Alekhem mon frère, ma sœur.
Qui un jour ne s’est pas réjoui du malheur de celui qui l’a causé tant de problèmes ? Du moins qui ne serait pas content de voir celui qui lui cause des ennuis, avoir aussi des ennuis ? La logique et le rationnel nous imposent une réponse positive. Ouï, je serais heureux de voir celui qui s’est investi à me calomnier partout, celui qui a fomenté des coups bas, des coups tordus contre moi, pourrir dans le malheur. Je crois que l’humain, le religieux, vit sa vie dans cet esprit. Quand nous lisons , comme Jonas, nous nous attendons plus à voir Dieu châtié nos ennemis, plutôt que de pardonner, pire que de les bénir. Ce matin les propos de Job, nous interpellent ”Si j`ai été joyeux du malheur de mon ennemi, Si j`ai sauté d`allégresse quand les revers l`ont atteint, Moi qui n’ai pas permis à ma langue de pécher, De demander sa mort avec imprécation” Job:31:29-30.
Je n’insisterai pas sur le fait que l’emploi du conditionnel ”si” ici chez Job, est la preuve qu’il est certain d’avoir rempli cette condition. Intéressons nous au fond de ses propos qui nous permet d’avoir une idée sur la qualité de disciple que le Seigneur voudrait avoir.
Dans notre société, quand nous sortons le matin de chez nous, on ne retourne pas à la maison, sans des choses horribles sur le trajet. Des œufs cassés par ci, des calebasses écrasées par là, des morceaux de tissus brûlés par endroit, etc, tout un spectacle qui prouve que l’homme s’investit pour le malheur de l’autre. Combien de vies et de rêves ont été brisés de la sorte ? Les victimes de ces situations, n’ont-ils pas droit à une vengeance ? Ouï, certainement, mieux la justice humaine les dédommagera. Où est la justice de Dieu s’IL ne punit pas les fautifs ? C’est logique, je crois que l’humanité s’attend à ce jour de vengeance de l’Éternel. Mais comment comprendre alors les propos de Job ? D’abord, il faut réaliser que ces propos sont conformes à la Parole. Proverbes 24:17 nous rappelle ”Ne te réjouis pas de la chute de ton ennemi, Et que ton cœur ne soit pas dans l’allégresse quand il chancelle”. Salomon nous donne tout de suite la raison dans le v18 ” De peur que l’Eternel ne le voie, que cela ne lui déplaise, Et qu’il ne détourne de lui sa colère”. En effet, même dans notre bonne foi, nous ne sommes pas indemnes de critiques qui font que nous ne sommes pas différents de ceux qui agissent de la sorte. Ainsi quand on se réjouit du malheur de l’autre, il ne faut pas perdre de vue que nous devons aussi à d’autres. La balance avec laquelle nous mesurons les autres, est disponible pour nous aussi (Matthieu 7:2). Ce matin, les propos de Job nous rappellent notre condition humaine. Cette condition humaine nous rappelle la condamnation de l’homme dans le jardin d’Eden: donc pour Dieu, nous sommes tous coupables (Romains 3:23). C’est pourquoi, il faut savoir raison garder. C’est ce que Job a compris et il s’est inscrit dans cette logique. Mon frère, ma sœur, il s’agit là aussi de faire le choix d’obéir à la Parole en attendant le jour de la vengeance de l’Éternel ou comme Jonas (Jonas 4), nous laisser distraire par notre égo au point d’oublier ce pour quoi Dieu nous a appelé. Que décides-tu aujourd’hui ? Seigneur ce n’est pas facile, mais aide moi à garder les regards fixés sur Toi seul. Aide-moi à me réjouir plus du bonheur de l’autre que de son malheur. Seigneur accomplit Ta Parole en moi.
Shalom-Shelam.
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