Une plainte sans suite
Shalom Alekhem mon frère, ma sœur.
Vraiment notre Dieu est bon. Vraiment IL est patient avec nous. S’IL devait nous traiter comme nous LE traitons, il y a longtemps, l’humanité aurait disparu. Mais IL est bon, patient et lent à exercer SA colère même si c’est SON plein droit. Comme Job, nous sommes nombreux à L’agresser chaque jour. ”Oh! qui me fera trouver quelqu`un qui m’écoute? Voilà ma défense toute signée: Que le Tout Puissant me réponde! Qui me donnera la plainte écrite par mon adversaire? Je porterai son écrit sur mon épaule, Je l’attacherai sur mon front comme une couronne; Je lui rendrai compte de tous mes pas, Je m’approcherai de lui comme un prince”. Job:31:35-37.
Imaginons qu’à la suite de ce discours, Dieu réagisse immédiatement, est-ce que Job pourrait se défendre comme il le prétend ? Je n’en suis pas sûr. Pourtant, il est convaincu qu’il a toutes les garanties nécessaires pour affronter Dieu. Mon frère, ma sœur, cette allégation prouve que personne n’est suffisamment prêt pour affronter Dieu. Examinons ensemble les propos de Job. D’abord ici, qui est l’adversaire de Job ? Nul doute ici, qu’il se plaint de Dieu, donc nous pouvons déduire que c’est Dieu. N’est-ce pas absurde ? Mais dans la pratique, nous sommes nombreux à agresser Dieu de la sorte avec des questions du genre : Dieu pourquoi moi? Pire, comme le roi Ezechias (2 Rois 20:13), il nous arrive même de rappeler parfois nos rares et maigres bienfaits devant Dieu. Que représentent ces actes devant la multitude des bontés de Dieu pour nous ? Mais Job persiste et signe, il veut aller en procès contre Dieu. C’est pourquoi il veut se promener avec ses arguments pour affronter Dieu. Eh bien oui, c’est ce que nous sommes nombreux à faire, ce que nous faisons au quotidien. Chaque fois que nous mettons comme trophée les rares actes de bienfaisance que nous faisons pour un de ces ”petits enfants ” (Matthieu 25:40), nous agissons comme Job ici. Chaque fois que nous mettons en avant notre religiosité, nous déclarons devant LUI que nous méritons notre salut. Or la Parole déclare que c’est par pure grâce et non par les œuvres que nous sommes sauvés (Ephésiens 2:8-9). Alors comment Dieu peut-IL recevoir notre plainte ? Heureusement, IL les classe sans suite. Mon frère, ma sœur, n’y a-t-il pas une raison suffisante pour demander pardon à Dieu ce matin ? Pour ce qui me concerne, je me sens petit devant LUI, c’est pourquoi je demande encore pardon pour mes écarts de langage. Et toi? Seigneur pardonne-moi les propos de travers que j’ai tenu ou que je tiens contre TOI. Aide moi par le renouvellement constant de mon esprit et de mon intelligence. Merci Seigneur.
Shalom-Shelam.
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