La vigne inutile
Chlomo mon frère, chlomo ma sœur.
Le zèle du laboureur s’appuie sur l’espoir que son champ produira des fruits à la fin de la saison. C’est cet espoir qui l’amène à se lever très tôt les matins, braver le soleil et les différentes contraintes pour entretenir son champ. Mais la déception devient plus grande quand le résultat attendu n’est pas au rendez-vous. Ce matin la Parole nous oriente dans cette direction. ”Il en remua le sol, ôta les pierres, et y mit un plant délicieux; Il bâtit une tour au milieu d’elle, Et il y creusa aussi une cuve. Puis il espéra qu’elle produirait de bons raisins, Mais elle en a produit de mauvais”. Ésaïe 5:2.
L’homme que nous présentait sa femme, sa fiancée, possédait une vigne. Cette vigne était entretenue dans l’espoir qu’elle produirait des fruits exploitables. Mais hélas, notre texte nous dit que ce fût le contraire. Notre poème commence avec une note de désespoir. Pourtant il a fait tout ce qu’il fallait pour que la vigne produise plus et donne de bons fruits, mais hélas ! Qu’est-ce qui n’a pas marché ? Est-ce la qualité du sol ? Les soins portés à la vigne ? La logique nous autorise à répondre par la négative, mais bien le contraire. C’est ce qui nous permet de comprendre le sens de la symbolique utilisée ici. Puisque la vigne représente Israël, le grain de la rébellion, l’empêche de donner de bons fruits. En clair, ni la qualité du sol, encore moins les efforts du propriétaire ne sont mis en cause ici, mais plutôt la mauvaise sève qui coule dans les plants. Cette mauvaise sève coule dans le corps de chacun de nous. C’est pourquoi il est important de s’en débarrasser avant qu’elle n’impacte la qualité de notre rendement. C’est pourquoi la Parole nous invite ce matin encore à la repentance et à la conversion (Actes 3:19). Mais là encore c’est une question de volonté et de choix personnel. Que décides-tu ? Que la paix et la grâce de Dieu renouvellent notre intelligence.
Todâ raba.