Une complicité active.
Chlomo mon frère, chlomo ma sœur.
Chlomo : bonjour en Araméen.
Dans la vie tout le monde peut se tromper une fois. Tout le monde peut commettre des erreurs. Cela fait partie du processus d’apprentissage, c’est pourquoi la Parole ne nous en tient pas rigueur. Cependant quand on se trompe une fois, il faut éviter de commettre la même erreur ou de préserver dans son erreur. C’est pour cette raison que Dieu nous a donné la repentance qui est différente du regret. On peut regretter un acte, un fait, une situation donnée sans évoluer forcément vers le repentir. C’est pourquoi j’insiste sur le fait qu’en bambara ”nimisa” ne peut pas remplacer le mot ”nimisi”. ”Nimisa” ou encore regret, peut conduire parfois au repentir ”nimisili”. Le cas de Pierre qui a renié trois fois le Seigneur avant le chant du coq (Luc 22:62). Par contre ”nimisa” ou encore ”nimisali” le fait de regretter un acte ne conduit pas forcément au repentir ”nimisi” ou encore à la repentance “nimisili”. Le cas de Judas l’Iscariot en est une autre illustration (Matthieu 27:5). La suite on le connaît, c’est lui que le Seigneur qualifie de fils de perdition qui n’est pas compté parmi les élus (Jean 17:12).
Mon frère, ma sœur, pourquoi cette précision ce matin ? Notre texte du jour remet en cause notre permissivité face aux faux enseignements qui minent l’Eglise de nos jours. Nous lisons ”(9:15) Ceux qui conduisent ce peuple l’égarent, Et ceux qui se laissent conduire se perdent”. Ésaïe 9:16. En insistant sur cette différence entre regretter et repentir, nous n’avons pris qu’un échantillon parmi la multitude qui a englouti l’Eglise de nos jours. Certains semblent suivre sans précaution, pourtant la Parole nous avertit. ”Des choses horribles, abominables, Se font dans le pays. Les prophètes prophétisent avec fausseté, Les sacrificateurs dominent sous leur conduite, Et mon peuple prend plaisir à cela. Que ferez-vous à la fin?”. Jérémie 5:30-31. Le fait de ne pas dénoncer ces faits, mais pire de contribuer à leur promotion est notre complicité active. Justement c’est ce que le Seigneur nous reproche. Il faut un moment donné arrêter cette hémorragie. C’est une question de choix et de volonté personnelle. Que décides-tu? Que la paix et la grâce de Dieu renouvellent notre intelligence.
Todâ raba
www.ajcem.info