L’orgueil généralisé
Kaliméra mon frère, Kaliméra ma sœur.
Kaliméra : bonjour en Grec, langue dans laquelle a été écrite le Nouveau Testament.
L’orgueil est comme un feu de brousse qui peut facilement embraser toute la forêt. Quand on lui fait de la place, il nous engloutit facilement. La Parole nous donne un exemple ce matin. ”Car il dit: Mes princes ne sont-ils pas autant de rois? N’en a-t-il pas été de Calno comme de Carkemisch? N’en a-t-il pas été de Hamath comme d’Arpad? N’en a-t-il pas été de Samarie comme de Damas?”. Ésaïe:10:8-9.
Ici, les Syriens ont pris du zèle. Cela s’explique par le fait qu’ils ont eu le dessus sur Israël. Cette ascension fulgurante leur a fait perdre la tête, au point qu’ils se considèrent tous comme des rois. Mais dites-moi, un pays où il n’y a que des rois, comment ce pays peut être stable ? Certes le prince est conditionné pour être roi, mais tant qu’il n’est pas intronisé il ne l’est pas encore. Aussi, dans un pays il n’y a pas deux rois en même temps. Les villes citées ici font allusion à leur conquête et à leur victoire. Mais est-ce que cela est comparable au cas d’Israël ? C’est là où il y a erreur. Cette erreur peut aussi nous arriver. Que nos rares succès ne nous amènent pas à nous élever au-dessus de tout le monde. Par exemple: Dieu est passé par toi pour délivrer un malade de sa maladie, cela ne fait pas de toi un spécialiste qui a le monopole de l’action du Saint-Esprit. Dieu peut utiliser chacun à tout moment, en tout lieu et pour une mission spécifique. Ce privilège ne doit pas nous amener à considérer les autres comme inférieur ou moins spirituel.
L’orgueil nous détruit et nous éloigne de Dieu. Il creuse la fosse qui nous engloutit et nous bloque dans notre progression. Ne soyons pas comme l’Assyrien. Vivons dans la présence de Dieu avec humilité et modération pour Sa seule gloire. Que la paix et la grâce de Dieu renouvellent notre intelligence.
Efkharisto, Kali sas méra.