Ingratitude et arrogance.
Kaliméra mon frère, Kaliméra ma sœur.
Kaliméra : bonjour en Grec, langue dans laquelle a été écrite le Nouveau Testament.
Quand l’arrogance nous tient, elle voile même notre esprit et notre sens du raisonnement. Cet obscurcissement de l’esprit se manifeste par l’ingratitude. C’est quoi l’ingratitude ? La Parole nous donne une réponse ce matin. ”La hache se glorifie-t-elle envers celui qui s’en sert? Ou la scie est-elle arrogante envers celui qui la manie? Comme si la verge faisait mouvoir celui qui la lève, Comme si le bâton soulevait celui qui n`est pas du bois!”. Ésaïe 10:15.
Il est vrai que la hache sert à couper. Aucun arbre si grand soit-il ne peut résister à la hache ou encore à la scie. Mais déposons une hache ou une scie à côté d’un arbre et voyons si elles peuvent couper un arbre si petit soit-il, sans être utilisé par quelqu’un. Cette réalité fait de ces outils des objets inutiles s’ils ne sont pas utilisés par quelqu’un d’autre.
Sur cette image anecdotique, nous nous rendons à l’évidence que nous ne sommes que des instruments entre les mains de l’Éternel. Enlever l’Esprit de Dieu, nous sommes des objets inutiles et inutilisables. Combien de serviteurs et de servantes de Dieu servent avec cette disposition d’esprit qu’ils ne sont que des instruments entre les mains de l’Éternel ? Combien reconnaissent que les honneurs et le respect qu’ils ont dans le ministère doivent revenir exclusivement à l’Éternel ? Combien de chrétiens réalisent cette vérité et vivent dans cette disposition d’esprit et se comportent comme tels ? Ne sommes-nous pas nombreux à nous conduire comme l’Assyrien, en oubliant que nous ne sommes que des instruments inutiles et inutilisables sans Son Esprit ?
Comme le Pasteur Fernand LEGRAND disait, “beaucoup ont perdu ce tranchant de la hache” (2 Rois 6:5-7). Au lieu de retourner chercher à le récupérer là où ils l’ont perdu, ils continuent à cogner le peuple avec la manche ? Ils continuent à bombarder le peuple avec des messages certes éloquents mais vides de sens et d’inspiration. Au lieu de consolider la foi, au lieu d’aider les malades à se relever de leurs blessures spirituelles et profondes, au lieu de consoler ceux qui sont meurtris, ils éloignent ces âmes nécessiteuses de la Source vivante. Des programmes humainement bien réfléchis, bien préparés, et très coûteux, sous un maquillage spirituel mais non bénéfiques pour le peuple. C’est là où Jacques avertit ”Mes frères, qu’il n’y ait pas parmi vous un grand nombre de personnes qui se mettent à enseigner, car vous savez que nous serons jugés plus sévèrement”. Jacques 3 : 1.
C’est juste. La Parole dit vraie, car le risque de se confondre, au point de vouloir prendre la place de Celui qui nous utilise est très grand et constant. Combien de fois n’entendons-nous pas ”mon ministère”, ”mon église”, “mon onction”, parfois on arrive même à dérober les brebis du Seigneur pour en faire “mes fidèles”, etc. C’est ce que la Parole appelle: ingratitude. Ce matin, cette Parole nous impose une introspection. Avec quel esprit sers-tu l’Eternel des armées ? N’y-a-t-il pas lieu de revenir en arrière pour retrouver le fer perdu ? Que la paix et la grâce de Dieu renouvellent notre intelligence. Que Sa paix nous donne de grandir dans l’humilité.
Efkharisto, Kali sas méra.