Conséquences de la douleur

Conséquences de la douleur

Conséquences de la douleur

 
Shalom Alekhem mon frère, ma sœur.
 
Hier nous avons vu que la douleur est un moyen de communication de Dieu. Le cas de Job est une bonne illustration. Nous avons compris que dans la douleur tout n’est pas négatif. Par exemple, c’est après avoir supporté les douleurs que le laboureur peut espérer recevoir les fruits de son dur labeur. N’est-ce pas après les douleurs de l’enfantement que la femme est dans la joie de prendre dans ses bras le fruit de ses entrailles ? C’est aussi après la douleur que le coureur brandit le trophée de ses années d’efforts, d’endurance et de privation. De même le chrétien aussi en prenant sa croix supporte la douleur, le rejet, le mépris, la trahison, voire même l’épée avant d’entrer dans la félicité éternelle. Ce matin Elihu attire notre attention sur les effets de la douleur sur nous. Nous lisons ” Alors il prend en dégoût le pain, Même les aliments les plus exquis” Job 33:20.
OK, la nourriture est le meilleur compagnon de celui qui aspire encore à la vie. Un corps sans vie n’a pas besoin de nourriture. C’est l’essence qui nous maintient en vie. Ce matin, dégustons ensemble ce mets céleste. D’abord c’est quoi ici le pain (la nourriture) ? 
En nous intéressant à la version originale, le pain vient du mot hébreu ”lechem” qui veut dire : pain, nourriture, grain. C’est un mot secondaire qui dérive du mot ”lacham” qui signifie : combattre, livrer bataille, faire la guerre. Mais quand c’est utilisé avec le radical (qal) il signifie manger, utilisé comme nourriture, or ici il n’est pas utilisé dans avec ce radical, ce qui nous autorise à considérer la signification première. La nourriture est donc un combat que nous livrons au quotidien pour nous maintenir en vie. Ce verset s’adresse ici clairement aux vivants puisque le mot d’origine utilisé pour ”il” est ”chay” qui veut dire vivant. C’est un mot certes secondaire, mais tous les mots auxquels, il fait référence nous orientent vers la vie, l’action de vivre. Si pour vivre, il faut se battre, la douleur donne le dégoût à ce combat. En effet le mot ”zaham” qui signifie détester, être dégoûtant, n’est utilisé que dans ce seul verset. Cela devient intéressant quand on s’intéresse à la fin du verset. Le mot ”exquis” est très parlant. Il vient du mot hébreu ”ta’avah” qui vient du mot ”avah” qui veut dire : désirer, incliner, convoiter, souhaiter, vouloir. Mon frère, ma sœur, les projets, les désirs, les visions et les convoitises, sont pour les vivants. Un corps sans vie, n’a pas de désir. Si vous voulez, brûler le, jeter le, faites tout ce que vous voulez, il ne réagira pas. C’est ce que le Pasteur Luc DUMONT a traduit par la richesse du cimetière. C’est l’endroit le plus riche au monde, car il renferme des milliers de projets qui ne seront jamais réalisés. C’est là où le statut est aussi unique pour tous. Que l’on repose dans un caveau importé, que l’on soit enterré avec le plus cher cercueil au monde, ou que l’on soit jeté dans une fosse commune, le devenir est le même : on deviendra poussière (`aphar). Quel enseignement pour toi et moi ce matin ? A la lumière de ce que nous avons reçu de LUI hier et ce matin, je ne vois que du positif dans la douleur, la souffrance, car elle nous ramène dans la vision de Dieu pour nous et nous éloigne des convoitises de la chair. Wahou, quelle grâce ? N’est-ce pas ce que l’apôtre Jacques a bien voulu nous enseigner ? Permettez-moi de citer ici la version Martin ”Mes frères, regardez comme un sujet d’une parfaite joie quand vous serez exposés à diverses épreuves. Sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience. Mais il faut que la patience ait une œuvre parfaite, afin que vous soyez parfaits et accomplis, de sorte que rien ne vous manque’‘. Jacques 1:2-4. Wahou ! N’est-ce pas merveilleux ça ? Alors pourquoi pleurer, pourquoi se lamenter pour cette petite et courte période de traverser du désert, sachant que Canaan est à l’autre rive ? Seigneur pardonne-moi mes errements, mes balbutiements, les mots de travers pendant les moments ”difficiles”. Comme Job, je me repens sur la poussière et la cendre afin que je diminue et que tu croisses en moi. Que Ta paix inonde nos cœurs. Shalom-Shelam.
Retrouvez ces méditations sur www.ajcem.info

Partagez ce post:

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Want To Support Our Cause?