La douleur, un autre moyen
Shalom Alekhem mon frère, ma sœur.
Nous avons vu que Dieu communique avec nous. Nous avons vu qu’IL utilise les songes et les visions nocturnes, mais ce ne sont pas les seuls moyens. Ce matin Elihu, nous révèle un autre moyen. Nous lisons ”Par la douleur aussi l`homme est repris sur sa couche, Quand une lutte continue vient agiter ses os. Alors il prend en dégoût le pain, Même les aliments les plus exquis”. Job:33:19-20.
Avant d’approfondir la réflexion, il me paraît bon de nous accorder sur le sens de la douleur. Avons nous la même définition que Dieu de la douleur? Autrement ce que je considère comme douleur, souffrance, est elle considérée comme telle par Dieu ? Le dictionnaire Larousse définit la douleur comme une sensation pénible, désagréable, ressentie dans une partie du corps, une affliction, une souffrance morale, un chagrin, une peine. Quand on s’intéresse à la version originale, le mot douleur vient du mot hébreu ”mak’ob, mak’owb, féminin mak’obah” qui veut dire effectivement, douleur, souffrance physique ou morale. D’accord, mais c’est un mot secondaire qui vient du mot ”ka’ab” qui veut dire être en peine, avoir mal à.., avoir de la peine, être affligé. Utilisé avec le radical (Qal) cela veut dire être en peine (physiquement ou moralement). Mais si c’est avec le radical (Hifil) il veut dire : causer de la peine, faire mal, gâter. A partir de là, nous comprenons que la définition de la Parole est encore plus vaste et intègre la dimension de l’amour du prochain (Matthieu 22:39). Quand au verbe reprendre il vient du mot ”yakach” qui veut dire ici : être châtier.
Alors pour Elihu, et même peut-être pour nombre d’entre nous, la souffrance physique ou morale est la résultante d’une contestation, une offense que Dieu châtie dans sa tranquillité. Nous savons que ce n’est pas le cas pour Job. De même, toutes les souffrances physiques, morales ou même spirituelles ne sont pas la conséquence d’une offense à Dieu. En quoi cela nous aide-t-il ce matin dans notre marche quotidienne avec LUI ? Mon Seigneur dans SA doctrine nous révèle que la relation avec Dieu est une affaire personnelle. Avant de s’intéresser au cas de l’autre, il faut s’occuper de sa relation avec Dieu. C’est pourquoi IL nous dit dans Matthieu 7:4-5
”Comment peux-tu dire à ton frère: Laisse-moi ôter une paille de ton œil, toi qui as une poutre dans le tien ? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille de l’œil de ton frère”. En s’intéressant à Elihu, il serait très surprenant pour moi, qu’il soit aussi saint, indemne de reproches qu’il en fait à Job. C’est ce qui m’amène à vous faire la proposition suivante. Afin de cerner la dimension des problèmes, il vaut toujours mieux de tenter d’inverser les rôles. De juge qui condamne, mettons nous à la place de la victime à condamner, cela nous permettra d’être juste et équitable dans la sentence. Cela nous aidera à mieux comprendre l’autre et à mieux l’accompagner dans les moments difficiles. Mais il s’agit là encore de faire un choix personnel. Écouter, obéir à la Parole, ou mépriser, rejeter la Parole, c’est une décision personnelle, que décides-tu ? Ce qui est évident le Seigneur, mon Maître a dit ”Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent!”. Luc 11:18. Seigneur fait en sorte qu’il y ait beaucoup de bienheureux.
Shalom-Shelam.
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