Le fruit de l’arbre
Shalom Alekhem mon frère, ma sœur.
La Parole est complète pour nous enseigner, nous redresser et nous former réellement. Elle est le miroir qui nous révèle nos défauts et nos erreurs. On peut ne pas L’aimer, on peut réfuter la faute qu’Elle nous révèle, mais incontestablement, on doit reconnaître Son efficacité pour nous éduquer à toute bonne œuvre. Ce matin nous poursuivons notre analyse des propos d’Elihu. ”Je n’aurai point égard à l’apparence, Et je ne flatterai personne; Car je ne sais pas flatter: Mon créateur m’enlèverait bien vite”. Job:32:21-22.
Rappelons ici qu’il s’agit du plus jeune, le figurant du groupe qui parle. Il décide de prendre la parole sans y être invité à le faire. Dans notre société, cela est perçu comme une insolence. Son introduction nous conforte dans cette analyse de son comportement. “Je n’aurai point d’égard à l’apparence“, cela suppose qu’il se dispose à heurter la sensibilité des autres dans ses propos. Cela nous autorise aussi à accepter qu’il n’aurait pas de modération dans ses propos. La seconde phrase me paraît logique. Là je suis d’accord avec lui qu’il faut arrêter l’hypocrisie dans le verbe. Malheureusement c’est un mal récurrent qui détruit nos relations, même nos communautés. Là où la Parole nous instruit la conformité stricte dans nos propos : ”que ton ouï, soit ouï et que ton non soit non” (Matthieu 5:37), la vérité est devenue la denrée rare dans nos assemblées. Pire, l’hypocrisie et le mensonge, sont devenues la plaque d’immatriculation de l’élite qui dirige ou qui aspire à nous diriger. Elihu dit qu’il ne sait pas flatter quelqu’un, mais sa motivation est tout autre. Il avait la crainte de Dieu. Un autre défi des temps modernes. La crainte de Dieu est plus théorique que pratique de nos jours. La preuve est que nos œuvres trahissent nos paroles. Si cette crainte était réelle, notre société allait avoir un autre visage, car c’est au fruit que l’on reconnaît l’arbre ( Matthieu 12:33, 7:20). Mon frère, ma sœur, il n’est donc pas étonnant que l’on rencontre de nos jours des jeunes rebellent et insolents, du fait de l’échec de l’éducation à la base. N’est-ce pas parce que les aînés ont tracé le chemin ( Ésaïe 1:5 ) ? La transformation commence par la tête et non par la queue si nous voulons qu’elle soit productive. Il s’agit là encore de faire un choix personnel et judicieusement collectif. Que décides-tu ? Que décidons-nous pour nos assemblées et pour notre pays ? Que la paix et la grâce de Dieu renouvellent notre intelligence.
Shalom-Shelam.
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