Le temps de grâce.
Kālai vanakkam mon frère, Kālai vanakkam ma sœur.
Kālai vanakkam : bonjour en langue Tamoul.
Dans notre relation avec le Seigneur, il est important de se rappeler que l’Éternel accorde des privilèges à Ses serviteurs. C’est un grand facteur de motivation qui doit nous inciter à nous enraciner davantage dans Sa connaissance. Nous lisons ”Ainsi parle l’Éternel: Au temps de la grâce je t’exaucerai, Et au jour du salut je te secourrai; Je te garderai, et je t’établirai pour traiter alliance avec le peuple, Pour relever le pays, Et pour distribuer les héritages désolés”.Ésaïe 49:8.
Ce texte est très riche, c’est pourquoi je nous encourage à le décortiquer. Il nous parle d’un temps : celui de la grâce. C’est quoi ce temps de grâce ? Relevons ici deux mots: temps et grâce.
Temps vient du mot hébreu : `eth qui est traduit par : temps, époque, soir, ce temps-là, moment, heure, saison, alors, quand, vers, maintenant, heure, année, destinée. Certes c’est un mot dérivé, mais j’aimerais nous inviter à nous concentrer sur son sens ici. Il ressort que tous ces mots sont des synonymes. Ils font tous allusion au temps.
Grâce vient du mot hébreu: ratsown c’est aussi un mot dérivé qui est traduit par : méchanceté, être favorable, obtenir faveur, être agréé, grâce, faveur, plein gré, volonté, plaire, bienveillance, souhait, désir, miséricorde. Contrairement au mot précédent, nous pouvons relever ici quelques mots opposés en termes de signification. Par exemple, la méchanceté est contraire à être favorable ; c’est pourquoi je nous encourage à étendre notre analyse sur le sens du mot premier dont il dérive. Il s’agit de ratsah qui veut dire : avoir du plaisir avec, être favorable à, accepter favorablement.
Excellent! revenons donc à notre mot hébreu ratsown. Il apparaît 56 fois dans la Parole. La première apparition est dans Genèse 49:6 qui fait aussi référence à la bénédiction de Jacob à ses fils avant sa mort.“Que mon âme n’entre point dans leur conciliabule, Que mon esprit ne s’unisse point à leur assemblée ! Car, dans leur colère, ils ont tué des hommes, Et, dans leur méchanceté (ratsown), ils ont coupé les jarrets des taureaux”. On comprend que Siméon et Lévi sont exclus de cette bénédiction de Jacob. Wahou ! revenons à notre texte.
“Au temps de la grâce je t’exaucerai” se comprend donc facilement. Permettez-moi de faire cette emphase. Reprenons cette partie en remplaçant grâce par méchanceté et voyons ce que cela donne : au temps de la méchanceté je t’exaucerai, je te répondrai. C’est bien possible n’est-ce pas ? Exaucer est utilisé avec le radical “qal” sous le mode parfait (ou « passé » ou accompli). C’est donc un acquis. Mon frère, ma sœur, puisque c’est l’Éternel qui a parlé, c’est comme un serment “ainsi parle l’Éternel”. C’est avec cet acquis que j’aimerais t’encourager à la persévérance ce matin. Je t’encourage à te relever, quelles que soient les difficultés, les circonstances du moment, considère que l’Éternel a déjà exaucé ta prière. Ton dossier est déjà réglé. Sèches tes larmes et relèves toi. Que la paix et la grâce de Dieu renouvellent tes forces.
Karttar uṅkalai ācīrvatippārāka nanri.