Quand le leader panique.
Chlomo mon frère, chlomo ma sœur.
Ce matin, j’aimerai nous inviter à revenir sur notre texte du samedi. ”On vint dire à la maison de David: Les Syriens sont campés en Éphraïm. Et le cœur d’Achaz et le cœur de son peuple furent agités, comme les arbres de la forêt sont agités par le vent”. Ésaïe 7:2.
Cette attitude du roi Achaz me rappelle celle du roi Hérode et tout Jérusalem. ”Le roi Hérode, ayant appris cela, fut troublé, et tout Jérusalem avec lui”. Matthieu 2:3.
Qu’est-ce que ces deux textes ont en commun? Ici, nous avons deux rois qui ont agi de la même manière face à une nouvelle. Si les nouvelles sont différentes, elles ont un point commun, celui de constituer une menace directe pour le roi. Dans le premier cas, l’ennemi est connu. Le Seigneur a aussi permis au peuple d’Israël de les dominer à plusieurs reprises (2 Chroniques 20, 2 Chroniques 32, etc). Alors pourquoi la panique ? C’est difficile à comprendre car la Parole précise qu’ils sont venus s’asseoir tranquillement. C’est dire que même endormi, un adversaire reste redoutable. C’est pourquoi nous ne devons avoir aucune attitude permissive avec le péché. Le diable qui nous pousse au péché reste toujours un adversaire redoutable devant lequel il faut toujours rester éveillé.
Dans le second cas, le roi ignore tout de cet enfant. Le simple fait de dire que c’est un roi qui vient de naître crée la panique. Pourquoi alors tant d’agitations ? Ma réponse est que le pouvoir de ce monde est éphémère. Quelle que soit la solidité ou la durée, aucun pouvoir, aucune autorité, aucune domination n’est éternelle. Malheureusement nous sommes nombreux à nous fier au présent, tout en méprisant demain. C’est donc dans cette posture d’impréparation que le roi Hérode affronte Cet Enfant prince de la paix. La tristesse du reste de la ville est une hypocrisie notoire et une duplicité manifeste qui trahit toute logique. N’est-ce pas Cet Enfant Roi qu’ils attendaient ? ‘‘Et nous, nous espérions que c’était lui qui allait libérer Israël”. Luc 24:21a. C’est dire qu’ils attendaient impatiemment cette nouvelle. Alors comment interpréter leur tristesse si ce n’est l’expression d’une solidarité hypocrite ? Mon frère, ma sœur, ce matin, ta peur ou ta tristesse se situe à quel niveau ? Vois-tu tes intérêts menacés ou comme le roi Achaz tu as oublié que le secours de l’Éternel est constant ? Quelle que soit l’une ou l’autre, mon frère , ma sœur, il y’a lieu de se souvenir constamment de Ses promesses. Que décides-tu ? Seigneur renouvelle mes forces et donne moi de regarder seulement à la croix. Que Ta paix et Ta grâce renouvellent notre intelligence.
Todâ raba.