Une fin bien tragique
Kaliméra mon frère, Kaliméra ma sœur.
Kaliméra : bonjour en Grec langue dans laquelle le Nouveau Testament a été écrit.
L’histoire récente de l’Afrique nous aide à mieux comprendre la fin tragique des tyrans. Le corps de Mobutu n’a pas eu droit d’être inhumé au Congo. Blaise Compaoré vit loin du Burkina dans un profond remord. La liste, bien longue, nous donne de réfléchir sur le devenir de l’homme qui est vénéré par les siens. C’est bien une fin tragique pour ceux qui tyrannisent leur peuple. C’est ce que la Parole nous rappelle ce matin. ”Tous les rois des nations, oui, tous, Reposent avec honneur, chacun dans son tombeau. Mais toi, tu as été jeté loin de ton sépulcre, Comme un rameau qu’on dédaigne, Comme une dépouille de gens tués à coups d’épée, Et précipités sur les pierres d’une fosse, Comme un cadavre foulé aux pieds”. Ésaïe 14 : 18-19.
Les rois qui respectent leur peuple, sont aussi respectés par les siens. Leur rendre un dernier hommage est bien le symbole d’une belle séparation. Par contre, ceux qui sont obligés de s’exiler, font preuve d’une fin bien triste. Mon frère, ma sœur, c’est encore une preuve que tous les honneurs pour lesquels nous sacrifions tout, peuvent bien nous éloigner de l’essentiel. Ce rejet des hommes est bien la symbolique d’un rejet par l’Eternel. Alors que ”sert-il à un homme de gagner tout le monde, s’il perd son âme?”. Marc 8:36. Ici c’est une question personnelle et donc une réponse personnelle. Que décides-tu ? Que la paix et la grâce de Dieu renouvellent notre intelligence.
Efkharisto Kali sas méra.